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Comment recruter un travailleur étranger ?

Vous venez de trouver le candidat idéal : il a la formation, l’expérience et la personnalité que vous êtes à la recherche. Vous êtes prêt à l’embaucher jusqu’à ce que vous voyez un détail : il n’est ni un Canadien ni un résident permanent.

Outre les très grandes entreprises, où un service de mobilité internationale a rompu à l’interne des différents programmes de recrutement de travailleurs étrangers, de nombreux employeurs seront tentés d’abandonner le recrutement faute de connaissance des règles d’immigration. Cependant, il serait dommage pour votre entreprise de se priver d’un candidat talentueux s’il y a de nombreuses occasions d’obtenir une licence de travail au Canada.

Cette colonne a pour but de jeter les bases de l’admission d’un employé étranger au Canada, d’inverser certains malentendus et d’aider les employeurs et les candidats à développer les réflexes appropriés pour l’immigration temporaire.

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Voici quatre points à considérer lors de l’embauche d’un employé étranger.

1) Un permis de travail est-il encore requis ?

Pratiquement, la notion de « travail » est très largement comprise, y compris toutes les « activités qui mènent au paiement de salaires ou de commissions ou qui sont en concurrence directe avec les activités des citoyens canadiens ou des résidents permanents sur le marché du travail au Canada ». Il peut donc s’agir d’un stage non rémunéré ou même d’un bénévolat. Il va sans dire qu’un employeur ne doit pas permettre à un travailleur étranger d’effectuer un test ou une formation tant qu’il n’a pas son permis de travail entre ses mains.

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2) Quel permis de travail doit-on obtenir ?

L’ employeur fait souvent référence à l’idée de « parrainer » un candidat à un permis de travail. Cette analogie est intéressante puisque la plupart des permis de travail (à l’exception des permis de travail ouverts) sont établis en fonction de l’emploi au Canada. Toutefois, une simple offre d’emploi d’un employeur canadien n’est généralement pas suffisante pour permettre à un étranger de travailler au Canada.

Une demande de permis de travail implique le respect d’un processus établi, qui peut prendre plusieurs heures pendant plusieurs semaines de traitement, peut être, selon le cas. Est-ce que ça veut dire qu’on doit abandonner ? Absolument pas. Cependant, l’employeur doit connaître les différents programmes disponibles et choisir celui qui convient le mieux à l’emploi qu’il offre et à l’employé étranger qu’il veut embaucher.

Une préoccupation commune des employeurs est la nécessité de passer par le processus d’évaluation des répercussions sur le marché du travail (EIMT). La principale réticence des employeurs est que les employeurs doivent d’abord obtenir la permission d’embaucher un employé étranger après avoir démontré aux autorités qu’une telle attitude n’aura pas d’incidence négative sur le marché du travail canadien. Cela comprend généralement un affichage pancanadien des postes et un plan de transition.

Heureusement, il y a beaucoup d’exceptions à ce processus.

Savez-vous dès le début qu’il y a de nombreux postes qui peuvent faire l’objet d’un processus simplifié d’EIMT au Québec (donc de l’obligation de publier le poste), et plusieurs postes dans les domaines de la communication, du marketing, du web, de l’informatique, des jeux vidéo et des VFX.

De même, il existe des demandeurs fréquents qui sont éligibles à des programmes de mobilité internationale tels que les autorisations Jeunes Professionnels ou les transferts intragroupe qui ne nécessitent pas d’EIMT. Ces exceptions à l’EIMT rendent le processus de permis de travail plus fluide et plus rapide.

Voici les informations que vous devez connaître pour déterminer le programme possible de demande de permis de travail :

— Nationalité du candidat

— Âge

— Diplômes terminés

— Expériences de travail actuelles et antérieures

— Conditions salariales, titre et obligations du poste proposé au Canada

3) Que se passe-t-il en cas de rupture d’emploi ?

Au moment du recrutement d’un salarié étranger, un obstacle pour les employeurs est toujours convaincu qu’ils sont tenus d’assurer un emploi pendant la durée du permis de travail, même si la relation employeur-employeur se détériore.

C’ est un malentendu. Un étranger, comme un Canadien, peut effectivement être congédié ou congédié en vertu du droit du travail applicable au Québec et/ou au Canada.

L’ étendue de cette réalité doit également être prise en compte par le travailleur étranger, qui doit garder à l’esprit qu’un permis de travail ne garantit pas son emploi.

De plus, étant donné que la plupart des permis de travail sont limités à un seul employeur, la cessation d’emploi soulève la question du maintien en territoire canadien de l’étranger.

4) Un permis de travail peut-il être prolongé ?

Un permis de travail peut être délivré pour une période de plusieurs jours à 36 mois. Le permis de travail peut alors être renouvelé, mais la prolongation pourrait être limitée à un certain nombre d’années, en fonction de l’emploi offert. Ce statut temporaire implique donc, conformément aux lois canadiennes sur l’immigration, que le travailleur étranger quittera le territoire à la fin du séjour autorisé.

Par conséquent, afin d’éviter une bonne dose d’incertitude, nous recommandons d’aborder la question de l’ « approbation après le travail » dans les premiers mois de l’embauche, afin d’anticiper d’autres choses à l’avance. Par exemple, si le travailleur étranger indique qu’il veut s’établir au Québec, il peut être , en particulier, être guidé par le Programme d’expérience québécoise (PEQ), qui permet à un employé étranger qualifié d’obtenir très facilement son Certificat de sélection du Québec (« CSQ »).

La CSQ lui permettra très probablement de prolonger son permis de travail jusqu’à ce que la résidence permanente soit atteinte. Une des conditions de ce programme est la bonne connaissance du français. En prévision d’avance, le candidat peut suivre des cours de langue pour répondre aux critères, si nécessaire.

Les conditions d’accès à ce programme peuvent être trouvées ici.

Par Natacha Mignon, avocate en droit, Zimmétis

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