La formule sin a cos b revient dans presque tous les exercices de trigonométrie à partir de la première. Elle sert à transformer un produit de fonctions trigonométriques en somme, ce qui simplifie les calculs. Pourtant, beaucoup de lycéens la mémorisent sans vraiment comprendre d’où elle sort ni quand l’utiliser.
Sin a cos b : d’où vient cette formule de trigonométrie
Vous avez déjà remarqué que multiplier deux fonctions trigonométriques donne un résultat peu maniable ? La formule sin a cos b existe précisément pour régler ce problème. Elle transforme un produit en somme, plus facile à manipuler.
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Le point de départ, ce sont les deux formules d’addition que vous connaissez depuis la première :
- sin(a + b) = sin a cos b + cos a sin b
- sin(a – b) = sin a cos b – cos a sin b
Maintenant, additionnez ces deux lignes membre à membre. Les termes en cos a sin b s’annulent (l’un est positif, l’autre négatif). Il reste :
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sin(a + b) + sin(a – b) = 2 sin a cos b
Divisez par 2, et vous obtenez la formule de linéarisation :
sin a cos b = 1/2 [sin(a + b) + sin(a – b)]
Pas de tour de magie. Juste une addition et une division. Cette démonstration tient en trois lignes, et elle repose uniquement sur les formules d’addition du programme de première.

Formule sin a cos b : comment l’appliquer pas à pas
Une formule comprise à moitié reste inutilisable en exercice. Prenons un exemple concret pour fixer la méthode.
Calculer sin(5x) cos(3x)
Ici, a = 5x et b = 3x. On applique directement :
sin(5x) cos(3x) = 1/2 [sin(5x + 3x) + sin(5x – 3x)]
Ce qui donne : 1/2 [sin(8x) + sin(2x)].
Vous êtes passé d’un produit (difficile à intégrer, à dériver, à simplifier) à une somme de sinus. C’est tout l’intérêt.
Vérification rapide avec des valeurs simples
Prenez a = π/2 et b = 0. Alors sin(π/2) cos(0) = 1 × 1 = 1. De l’autre côté : 1/2 [sin(π/2) + sin(π/2)] = 1/2 [1 + 1] = 1. Les deux membres sont égaux. Ce type de vérification prend quelques secondes et permet de repérer une erreur de signe immédiatement.
Erreurs fréquentes sur sin a cos b au lycée
Les copies de bac regorgent des mêmes pièges. En les identifiant maintenant, vous les éviterez le jour de l’examen.
Confondre sin a cos b et cos a cos b est l’erreur la plus courante. Les deux formules se ressemblent, mais le résultat change complètement. Pour cos a cos b, on obtient 1/2 [cos(a – b) + cos(a + b)], avec des cosinus, pas des sinus.
Autre piège : oublier le facteur 1/2 devant la parenthèse. C’est fréquent quand on écrit vite. Prenez l’habitude de le poser en premier, avant de développer les arguments.
Enfin, les erreurs de signe à l’intérieur des arguments. Dans sin a cos b, les deux termes sont reliés par un +. Pour sin a sin b, c’est un – entre les cosinus. Les signes ne s’inventent pas, ils découlent directement de la démonstration par addition.
Un moyen fiable de ne jamais se tromper : refaites la démonstration en partant des formules d’addition. Trois lignes suffisent, et vous retrouvez la formule correcte à chaque fois.
Quand utiliser sin a cos b dans un exercice de bac
Cette formule n’apparaît pas dans l’énoncé avec un panneau clignotant. C’est à vous de repérer le bon moment. Voici les situations typiques :
- L’exercice demande de calculer une intégrale contenant un produit sin × cos. La formule transforme ce produit en somme, et une somme de sinus s’intègre terme à terme
- On vous demande de « linéariser » une expression trigonométrique. C’est le mot-code pour appliquer sin a cos b ou ses variantes (cos a cos b, sin a sin b)
- Vous devez résoudre une équation du type sin(nx) cos(mx) = 0. La transformation en somme permet de factoriser ou d’utiliser les valeurs remarquables
Les sujets récents de bac utilisent ces formules dans les QCM et les questions d’automatismes. Les connaître par coeur fait gagner du temps sur les premières questions, là où chaque minute compte.

Les trois autres formules de linéarisation à retenir avec sin a cos b
Sin a cos b ne vient jamais seule. Elle fait partie d’une famille de quatre formules qui fonctionnent toutes sur le même principe : additionner ou soustraire les formules d’addition pour isoler un produit.
cos a cos b = 1/2 [cos(a – b) + cos(a + b)]
sin a sin b = 1/2 [cos(a – b) – cos(a + b)]
cos a sin b = 1/2 [sin(a + b) – sin(a – b)]
Remarquez que sin a cos b et cos a sin b diffèrent uniquement par le signe entre les deux sinus. Un + pour sin a cos b, un – pour cos a sin b. Ce détail est la source de la majorité des confusions en exercice.
Pour mémoriser le tout, partez toujours des formules d’addition. Deux additions ou soustractions, une division par 2, et vous reconstruisez n’importe laquelle des quatre formules. Reconstruire la formule vaut mieux que la réciter par coeur, parce que la mémoire trahit sous pression, pas le raisonnement.
Le bac valorise de plus en plus les automatismes trigonométriques. Savoir retrouver sin a cos b en quelques secondes, c’est un point de méthode qui fait la différence entre un calcul propre et une copie où les erreurs s’accumulent dès la deuxième ligne.

