Licence professionnelle : quels sont ses équivalents ?

36 pays européens, une centaine de systèmes éducatifs, des milliers de titres de diplômes : la licence professionnelle brille dans ce dédale, mais sa traduction à l’international n’est jamais automatique. Tantôt considérée comme un bachelor, tantôt soumise à validation supplémentaire, elle navigue entre reconnaissance officielle et adaptation aux réalités du terrain.

Des passerelles existent entre la licence professionnelle et d’autres cursus, mais elles n’ouvrent pas toujours la même porte. La diversité des systèmes éducatifs complique l’équation, même si des cadres européens cherchent à faciliter les correspondances. Résultat : comparer ce diplôme à ses équivalents étrangers demande souvent une analyse sur-mesure, filière par filière, pays par pays.

La licence professionnelle, un diplôme tourné vers l’emploi

Apparue en 1999, la licence professionnelle s’est rapidement imposée dans le paysage universitaire français. Pensée pour l’insertion directe, elle s’adresse à ceux qui veulent allier théorie et expérience de terrain. L’université, les IUT, les lycées et les CFA proposent ces cursus, tous adossés à une logique d’utilité concrète.

Trois piliers structurent la formation :

  • Des cours spécialisés, animés en grande partie par des professionnels du secteur, pour coller aux attentes du marché.
  • Des périodes de stage en entreprise qui plongent l’étudiant dans la réalité du métier.
  • La possibilité d’accomplir l’année en alternance, via un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, pour un pied dans l’école et l’autre dans l’entreprise.

À cela s’ajoute un projet tutoré : véritable laboratoire d’idées, il sert de tremplin vers l’emploi. Signe distinctif du diplôme, la licence professionnelle délivre 180 crédits ECTS et figure au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ce tampon officiel en fait une référence, tant pour les recruteurs que pour ceux qui envisagent de poursuivre leurs études, notamment grâce au programme Erasmus+.

Accessible après un BTS, un DUT, un DEUST ou toute formation bac+2 validée, la licence professionnelle cible une entrée rapide dans la vie active. Elle répond aux besoins des secteurs en recrutement constant, tout en laissant la porte ouverte à une poursuite en master pour les plus ambitieux.

Quels sont les équivalents de la licence professionnelle en France et à l’international ?

En France, la licence professionnelle partage le niveau bac+3 avec d’autres titres. Le bachelor universitaire de technologie (BUT), issu de la réforme des IUT, confère lui aussi 180 crédits ECTS et le grade licence. Le bachelor européen, porté par la Fédération européenne des écoles (FEDE), vise ce même niveau, même si sa reconnaissance varie d’un pays ou d’un établissement à l’autre.

Pour ceux qui sortent d’un BTS ou d’un DUT, la licence professionnelle représente la suite logique, menant à un niveau supérieur. Parfois, l’accès se fait via un DEUST ou par la VAE (validation des acquis de l’expérience). Le RNCP permet d’identifier les formations comparables ou compatibles avec la licence professionnelle, facilitant ainsi les parcours croisés.

À l’international, la grille de lecture repose sur le système européen d’accumulation et de transfert de crédits (ECTS). La licence professionnelle se rapproche alors des bachelor’s degrees anglo-saxons, qui valident trois années d’études post-bac. Le programme Erasmus+ encourage cette mobilité, rendant possible la poursuite d’études ou l’accès au marché du travail dans d’autres pays européens. Cependant, chaque secteur et chaque employeur peuvent avoir leurs propres critères ; la reconnaissance dépend souvent d’accords spécifiques entre établissements, ou de la politique interne des entreprises.

Panorama des spécialisations et des secteurs accessibles après une licence pro

La diversité des licences professionnelles reflète le dynamisme du monde du travail. Plus de deux cents spécialisations couvrent tous les horizons économiques : un vivier pour des métiers ciblés et recherchés.

  • En gestion, management ou marketing, les diplômés occupent des postes de gestionnaire, assistant commercial ou encore chargé de communication.
  • Ceux qui optent pour la ressources humaines peuvent viser des fonctions de gestionnaire RH ou d’assistant paie. Les spécialités en communication ouvrent la voie à des carrières de chef de projet ou dans le marketing digital.
  • L’industrie, l’informatique, la logistique ou le secteur social offrent aussi des débouchés, avec des mentions adaptées comme maintenance, réseaux ou intervention sociale.

Le secteur visé dépend de la mention choisie, mais une constante demeure : l’alternance, les projets tutorés et les stages structurent l’apprentissage. Côté rémunération, le premier salaire brut varie selon le domaine, la région et la fonction, oscillant généralement entre 1 700 et 2 200 euros mensuels. Cette formation se positionne donc comme une rampe de lancement vers des métiers spécialisés, en prise directe avec les attentes du marché français.

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Ressources et conseils pour bien s’orienter vers une licence professionnelle ou ses équivalents

Choisir sa formation à visée professionnelle demande de s’appuyer sur des sources fiables et à jour. Les sites des universités, des IUT et des CFA détaillent le contenu des cursus, expliquent les modalités d’alternance ou de stage, et proposent souvent des témoignages d’étudiants. Le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) centralise toutes les formations reconnues par l’État, qu’il s’agisse d’un diplôme universitaire, d’un bachelor européen, d’un BTS ou d’un DEUST. Ce référentiel permet de cerner les compétences associées à chaque diplôme et leur adéquation avec les besoins du marché.

Pour intégrer une licence professionnelle, le passage par Parcoursup reste la voie royale, mais certaines UFR et écoles spécialisées proposent des admissions parallèles. Profitez des journées portes ouvertes et des salons spécialisés pour échanger directement avec des enseignants ou des professionnels. Les ateliers d’orientation, organisés par les missions locales ou les services universitaires, sont précieux pour préparer son dossier ou s’entraîner aux entretiens.

Le programme Erasmus+ facilite les expériences à l’étranger, que ce soit pour un stage ou un parcours en alternance. Les formations relevant de la FEDE (Fédération européenne des écoles) offrent la possibilité d’obtenir un titre reconnu dans plusieurs pays grâce à un réseau d’écoles privées. Enfin, la validation des acquis de l’expérience (VAE) représente une alternative solide : ce dispositif, piloté par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, transforme l’expérience professionnelle en diplôme national.

Entre parcours balisé et passerelles sur-mesure, la licence professionnelle trace sa route. Reste à choisir la vôtre, celle qui collera à vos ambitions et vous ouvrira les portes du métier visé, ici ou ailleurs.

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